Le mouvement ouvrier pendant la Première Guerre mondiale Tome II

Tome 2 de Zimmerwald à la Révolution russe

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Collection
Parution
Avril 2018
ISBN
9782915727425
Pages
350

Alfred Rosmer (1877-1964) a été militant syndicaliste dès sa jeunesse, internationaliste dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS, révolutionnaire toute sa vie, toujours en conservant sa fidélité et sa confiance dans la classe ouvrière. L’ouvrage que nous rééditons est l’œuvre d’un historien, qu'il était également, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C’est l’œuvre d’un militant, engagé lui-même dans la lutte contre l’Union sacrée, contre la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l’Europe qui, sur ses ruines, s’attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste.

Nous avons repris la division en deux tomes tels qu’ils ont été édités à l’origine : De l’Union sacrée à Zimmerwald, paru pour la première fois en 1936, et De Zimmerwald à la Révolution russe, paru en 1959. Nous avons conservé toutes les notes et appendices de l’édition originale, choisis par l’auteur.

Les éditions d’Avron avaient réédité les deux tomes en 1992, mais ils ne sont plus disponibles. Nous avons choisi de les rééditer à nouveau, augmentés de plusieurs textes. Outre la préface de Colette Chambelland, nous avons ajouté une présentation de Marcel Martinet, écrite en 1936 à l’occasion de la parution du premier tome, une biographie d’Alfred Rosmer, une bibliographie de ses œuvres, ainsi que des notices biographiques sur les militants ouvriers les plus fréquemment cités par Alfred Rosmer.

Voilà ce qu’écrivait Léon Trotsky à propos de ce livre : « C’est précisément pourquoi tout révolutionnaire prolétarien sérieux doit lire, ou plus exactement étudier, le livre de Rosmer. Il est vrai que le livre, du fait de sa dimension, est cher ; mais il faut surmonter cet obstacle en se cotisant pour acheter un exemplaire. Toute organisation révolutionnaire doit munir ses propagandistes de ce livre pour les armer de faits et d’arguments précieux. Il faut établir une règle : celui qui, dans nos rangs, n’a pas étudié le travail de Rosmer, ne doit pas parler en public de la question de la guerre. »